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Actualité Grand Sud - Lot - Beauregard

JEAN-LUC GOSS : DU LOUVRE AU CAUSSE

Article exclusif
Publié le 14/07/2015 à 03:49
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Art
goss
Goss dans son atelier à Beauregard.

Nous sommes allés à la rencontre de l'artiste Jean-luc Goss, chez lui, dans son atelier.Dans l'ancienne école publique du village, une salle de classe claire et spacieuse, il a installé son atelier, richement colorée. Des pots hérissés de pinceaux, des toiles partout, un piano sous le tableau noir. Il vit avec son épouse violoniste. Tous deux apprécient la paix des pierres, la mémoire des dolmens, mille signes furtifs de présence humaine disséminés par les chemins et les taillis de ce causse du Quercy.
«Dès 1973 Jean-Luc Goss étudie les techniques de peinture à l'huile des anciens au musée du Louvre ainsi qu'au musée Gustave Moreau à Paris. Au fil des ans, il approfondit avec ferveur ses connaissances sur l'art des grands maîtres et se passionne pour les peintres de l'école de Barbizon. Le fait de peindre en public dans les salles du Louvre, avec en permanence un groupe de personnes vous observant en silence, oblige l'artiste à une concentration particulière, un abandon de soi qui permet de se surpasser. C'est un des rares moments où un peintre se trouve en représentation, en spectacle».
L'artiste peintre propose depuis 2015, aux artistes amateurs et professionnels des formations d'initiation et de perfectionnement personnalisés sur les techniques de peinture à l'huile et de pastel. Les stages d'initiation pour l'huile ou le pastel concernent les artistes amateurs désirant découvrir ces techniques. Les stages de perfectionnement pour l'huile ou le pastel concernent les artistes professionnels désirant approfondir ces techniques.
Pour la peinture à l'huile, les stages sont composés de quatre demi-journées, en moyenne 4 heures l'après-midi. Pour le pastel les stages durent trois demi-journées, en moyenne 4 heures l'après-midi. Pour toutes informations : Atelier Goss École de Beauregard, Route de Varaire. Contact au 05 65 24 70 65 ou 06 27 86 08 31 ; par mail à goss-artiste-peintre@orange.fr ou sur le site www.stages-goss.fr

La Dépêche du Midi


Les peintres et les poètes ont toujours eu le droit de tout oser.
Horace

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Mardi 9 décembre 2014
Pleins feux sur le canton de Limogne en Quercy - Lot

A Beauregard Serge Rigal, Président du Conseil Général du Lot visite l'atelier de l’artiste-peintre Goss.

Dernière visite cantonale de 2014 : Serge Rigal, président du Département, a passé une journée dans le canton de Limogne-en-Quercy, ce mardi 9 décembre 2014. Il était accompagné par plusieurs conseillers généraux : Gérard Amigues, Jean-Claude Bessou et Jacques Pouget. Comme lors des autres visites cantonales, il a rencontré plusieurs acteurs économiques du canton : Cédric Bénech, jeune agriculteur, Le GAEC du Mas d’Azam à Beauregard, autre moment de visite dans la journée. Serge Rigal s’est rendu sur le chantier de future salle culturelle à Limogne-en-Quercy.
La mairie de Calvignac, le village de Beauregard, et l’artiste-peintre Jean-Luc Gosse étaient également au programme de la journée qui s’est terminée par une rencontre avec les élus du canton à la salle des fêtes de Varaire. Les écoles, le numérique, les transports, l’avenir des Départements et des zones rurales ont été autant de sujets abordés, Serge Rigal redisant la nécessité d’avoir des Départements au plus près des habitants. Justifiant par là ces journées de visite au plus près des problématiques locales.

atelier goss

Dans son atelier de Beauregard, l'artiste-peintre Goss reçoit Serge Rigal Président du Conseil Général du Lot
ainsi que Gérard Amigues vice-président et d'autres personnalités et élus du département :


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Découvertes en cascade

La Dépêche du Midi - Publié le 12/12/2014

Serge Rigal, président du conseil général, s'est déplacé le 9 décembre 2014. Accompagné notamment de Sylvie Gary, maire du village de Calvignac, il a visité le chantier d'une grande bâtisse, propriété municipale, qui une fois rénovée deviendra la mairie, des salles de réunions et un espace convivial de proximité.
Dans l'après-midi, à Beauregard, l'exploitation de Daniel et Christine Valette était découverte par Serge Rigal. Divers projets ont ensuite été présentés. Citons la restauration d'un immeuble propriété municipale. Enfin, Jean-Luc Gosse, artiste peintre, recevait dans son atelier les honneurs du conseil général.

atelier goss

L'univers étrange de Goss

 




Article signé
Thierry Sznytka

Paru dans le n° 159
du magazine
"Univers des Arts"

Avril-Mai-Juin 2011

article

 

univers des arts


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PUBLIÉ LE 07/03/2011 08:43 | LADEPECHE.FR

Du 04/03/2011 au 30/03/2011
Valence-d'Agen. L'exposition de Goss inaugurée vendredi soir
vernissage
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C'est une nouvelle et belle exposition qui est actuellement offerte aux amateurs de peinture valenciens dans le magnifique cadre de l'Espace République. D'ailleurs, Françoise Quentel la « maîtresse » des lieux, peut être fière de voir sa galerie d'exposition toujours occupée par des œuvres de qualité. Il n'y a pas un mois, une semaine, un jour où des tableaux d'artistes ne sont accrochés au mur et des œuvres diverses présentes à la vue du public.
Depuis vendredi soir, et ce jusqu'au 30 mars prochain, ce sont des toiles de « Goss » qui trônent dans les deux salles de l'Espace République. Récemment, nous avons présenté cet artiste normand d'origine qui s'est retiré tout près de Valence, dans le Lot. Comme il se plaît à le souligner, il adore faire de longues promenades dans la campagne lotoise, ce qui l'inspire et lui donne envie de reproduire sur la toile les paysages qu'il côtoit tous les jours.
Lors du vernissage, les nombreux amateurs d'arts, mais aussi des peintres comme lui, ont pu faire connaissance avec cet artiste qui se met facilement à la portée de tous. Jacqueline Meunier, co-présidente de l'Avica, a tenu à remercier et à féliciter l'homme du jour pour la beauté de son exposition. Quant à Goss, il ne put laisser sous silence «combien il était agréable d'exposer dans cet Espace République».
Parmi les nombreux visiteurs, on a pu compter un certain quota d'élus dont le président du conseil général Jean-Michel Baylet. Lui aussi a ainsi tenu à venir saluer « Goss » et à le remercier d'avoir accepté d'exposer dans la galerie valencienne.





 

orivalarticle

 


crowne plazadp La Dépêche du Midi - Montauban - 10 avril 2010
Trois artistes sous les ors du Crowne Plaza

A l'occasion du vernissage de la septième exposition des Artistes d'Atout Cœur présidée par Marie-France Baylet, M. Goss, commissaire général d'exposition, accompagné de M.Christian Delmotte, présente les trois artistes Midi-pyrénéens :
Le Crowne Plaza est un lieu magnifique ou l'art raisonne dans ses murs avec bonheur.
Christian Delmotte, son directeur, donne une âme à ce lieu en accueillant des expositions, il annonçait l'ouverture d'un nouveau salon Olympe de Gouges.
L'exposition est ouverte jusqu'au 16 mai, tous les jours, de 11h à 21h

www.toulouse-atoutcoeur.com


beaufilsdp La Dépêche du Midi - Montauban - 5 mars 2010

Coup de cœur pour Beaufils
Jusqu'au 4 avril, Atout Cœur propose une nouvelle exposition de peinture au Crowne Plaza.
L'invité d'honneur du mois, Jean-Luc Beaufils, expose une trentaine de ses toiles.



martydp La Dépêche du Midi - Montauban - 15 janvier 2010

Montauban. Les artistes d'Atout Cœur continuent !
Exposition. Nouvelles œuvres à découvrir au Crowne Plaza.

Toujours autant d'émotion et de convivialité hier soir au Crowne Plaza à l'occasion du vernissage du quatrième volet de l'exposition des artistes de l'association Atout Cœur présidée par Marie-France Baylet, qui œuvre dans le domaine des handicaps (médicaux, sociaux…) de l'enfance. À l'honneur jusqu'au 28 février Valérie Marty, Marc Ingrand et Bernard Tauran, un des anciens de « Montauriol » dont les photographies captent l'attention du promeneur. "Voilà une occasion sympathique de se souhaiter en couleurs une bonne année" a souligné Laurence Daures, directrice du Crowne Plaza.


crowne plaza dp La Dépêche du Midi - Montauban - Lundi 30 novembre 2009
Marie-France Baylet, Laurence Daures et Christian Delmotte
a l'hôtel Crowne Plaza de Montauban dans le Tarn-Garonne © Chantal Longo

EXPOSITION - ATOUT-COEUR
Les artistes d'Atout cœur exposent au Crowne Plaza de Montauban
les invités : Joffin Kouvaldine et Goss
Hier au Crowne Plaza, Marie-France Baylet, présidente d’Atout cœur, a inauguré la troisième séquence de l’exposition des artistes partenaires de son association qui œuvre dans le domaine du handicap et de l’enfance, avec jusqu’au 10 janvier les œuvres de Joffin-Kouvaline et de Goss.

Ce dernier, par ailleurs commissaire de l’exposition, a souligné "les rencontres et les échanges que permet le mariage de l’art et du site". Une émotion partagée par Joffin-Kouvaline qui vit "comme un honneur d’être là !", heureux lui aussi de faire partager son talent, notamment via de superbes toiles taurines. Avant que Christian Delmotte, propriétaire du Crowne Plaza, lance le défi aux artistes de venir travailler dans ce lieu chargé d’histoire, Marie-France Baylet a résumé toute la philosophie de la démarche : "Le dialogue entre les êtres et les peuples commence par la culture". Et celui qui unit les artistes à Atout cœur, et désormais aux Tarn-et-Garonnais, illustre grandeur nature que l’Homme peut donner une âme à des pierres.

La Rédaction


goss

dp La Dépêche du Midi - Montauban - 16 novembre 2009

Goss et Joffin-Kouvaldine à l'honneur
Jusqu'au 10 janvier 2010 au Crowne-Plaza de Montauban


Modernité et Histoire
se donnent rendez-vous jusqu'au 10 janvier au Crowne Plaza avec le 3e acte de l'exposition des artistes de l'association "Atout cœur" présidée par Marie-France Baylet. Modernité puisqu'y sont réunies près de soixante peintures très contemporaines de Joffin-Kouvaldine et de Jean Luc Gosse (Goss étant son nom d'artiste). Et Histoire, car les visiteurs pourront arpenter à leur guise les couloirs et le cloître du Crowne qui, il y a quatre siècles, abritait des moines en leur couvent.

Différence et complémentarité
Si le travail de Joffin-Kouvaldine, plutôt abstrait, est inspiré par la tauromachie et son univers très coloré, bouillonnant, parfois sanguin, à l'inverse, celui Jean Luc Gosse se veut hyperréaliste, ponctué d'imaginaire et de douceur, flirtant le plus souvent avec couleurs vert et ocre.
Une différence et une complémentarité qui ne sont pas pour déplaire à Jean Luc Gosse, également coordinateur de la démarche. "Tout l'intérêt de ces expositions, c'est la rencontre, c'est ici, l'occasion de rencontrer mes collèges artistes et de découvrir leur travail. Nous sommes tous réunis autour de la même cause. Il faut rappeler qu'une partie de la vente des œuvres sera reversée à l'association "Atout cœur" qui œuvre dans le domaine du handicap et de l'enfance. Autre rencontre, celle avec le public…

Vernissage en musique
Mais par-delà la dimension humaine, Jean-Luc Gosse ne cache pas son attachement au lieu. "Transformer un cloître en galerie d'art, c'est un défi. C'est une scénographie nouvelle à chaque fois, il faut trouver le bon emplacement pour chaque œuvre. J'aime bien l'idée d'exposer dans des lieux non conventionnels, loin des galeries.
Le vernissage de l'exposition aura lieu ce soir à 18 heures. Les arts musicaux seront également à l'honneur grâce à la participation de Lili Goss (violoniste) qui interprétera dans un premier temps quelques morceaux de musique traditionnelle Suédoise avec Marcel Lasson, puis des compositions mexicaines avec Gerardo Gutierrez-Bernal et Rodrigo Mosquera du groupe "La Calaca".


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dp La Dépêche du Midi - Montauban - 24 octobre 2009

Vernissage hier soir au Crowne Plaza de Montauban
André-Acquier et Giulioli exposent pour Atout-Coeur

Hier soir, dans le cloître du Crowne Plaza, beaucoup de monde de Montauban et bien au-delà, a participé au vernissage de l'acte 2 de l'exposition des artistes de l'association Atout cœur, avec cette fois des œuvres du peintre Charles Giulioli et du sculpteur Christian André-Acquier, superbement orchestrés par Jean-Luc Goss.

La présidente de l'association, Marie-France Baylet, a rappelé "que désormais c'est quasiment tous les mois que rendez-vous est donné au Crowne Plaza pour découvrir le talent des artistes qui n'hésitent jamais à s'impliquer dans la démarche d'Atout Cœur".
Le propriétaire des lieux, Christian Delmotte, a souligné "combien les artistes ont su s'approprier le site au point de le doter d'une vie artistique originale et appréciée"


Luis Porquet
Journal d'Elbeuf - octobre 2005

Auteur de très nombreuses peintures murales, GOSS a gardé le regard clair des êtres épris d’infini. Installé dans une ancienne école, à Beauregard dans le Quercy, il fait jaillir le rêve de ses pinceaux. Ne semblant pas atteint par les blessures du temps, qui pour lui n’est qu’une forme d’illusion, ce peintre prodigieux a conservé une âme d’enfant jusqu’aux abords de la cinquantaine. Sans doute est-ce là le secret de son art et de sa vigueur. De l’huile sur toile, il peut avec aisance passer à la peinture murale. C’est ainsi qu’il réalisa d’immenses fresques pour des châteaux ou demeures de prestige.
L’univers de GOSS est d’une émouvante pureté. Il a trait au merveilleux, aux images sauvegardées de l’enfance, à l’atmosphère étrange et vaporeuse des contes, puisant aux sources de la nature la lumière transcendée des songes. Le temps a infléchi son style pour le faire évoluer vers un monde onirique, proche du fantastique. Chez GOSS, on retrouve des thèmes chers aux peintres romantiques. La nature et la femme sont pour lui un sujet d’émerveillement. C’est le murmure de l’infini. Cette touche lisse et "léchée" donne une douceur particulière à ses peintures qui débordent de poésie. Les arbres occupent une place importante dans ses tableaux et l’éphémère y flirte avec l’éternel. On pourrait presque parler de mysticisme si ce mot n’était galvaudé par les aspirants du new âge.



Extrait du catalogue de l'exposition "Ailleurs"
Galerie Ariel Sibony - 24, place des Vosges 75003 Paris - juin 2000

"Ma fascination pour la peinture a grandi avec les maîtres de la Renaissance en passant par les paysagistes de l’école de Barbizon jusqu’à l’hyperréalisme américain des années 70, époque où j’ai commencé à peindre. Après différents cheminements, je me suis rendu compte qu’un des aspects principaux de l’évolution de la peinture au 20e siècle aura été cette affirmation du plan de la toile, favorisant l’expression de la couleur et de la forme au dépend du sujet.
C’est là que figuration et abstraction vont se mêler et se télescoper dans une nécessité de recherche et d’originalité. A première vue ma démarche se situe à l’opposé, je privilégie le sujet dans ma peinture plutôt que le matériau.
Pourtant, objets, figures et végétations vont déterminer ma façon de peindre ; ma facture. A chaque questionnement pictural suscité par le sujet, répond un parti-pris de peindre ; contraste fort, demi-teinte, à-plat, modelé, sfumato, pointillisme..."      
(J-L Gosse - juin 2000)

 


"Ailleurs" Groupe de peintres exhibitionnistes de l'âme esthètes du pinceau et grands utilisateurs du temps

L'individualisme qui règne dans notre société n'a pas épargné le milieu artistique et la naissance du groupe "Ailleurs" mérite une attention particulière. D'autant qu'ils sont cinq, d'horizons et de cultures différentes, qui participent aux travaux de ce groupe, poussés par une volonté de dépasser la réalité pour mener une démarche plus philosophique en préservant leur authenticité créatrice.

Et même si leur approche picturale diffère, ils ont en commun un respect de la figure, une volonté d'indépendance et d'entraide et un goût prononcé pour le travail bien fait. A L'image de Dirk Verdorn, le marin de la peinture initiateur de ce mouvement et tenant du maxiréalisme. Un artiste qui, fort d'une technique assurée, souligne les plus infimes détails des bateaux et de l'élément pour magnifier des ambiances marines dans un décor épris de nostalgie. Une ambiance passéiste partagée par Pierrre Fonferrier qui, classique dans l'écriture et surprenant dans la mise en scène, préserve une grande intimité avec son motif. A l'inverse Serge Maumelat, qui effectuait ses premiers pas d'artistes à Montmartre à l'age de 13 ans, compte sur les accords de couleurs dans la splendeur de leurs tons et de leurs contrastes pour témoigner sa vitalité expessive.
Un enthousiasme que Jean-Luc Gosse affirme dans une recherche perpétuelle d'originalité qui l'encourage à privilégier la nature dans un espace réaliste qui compte sur les contrastes pour promouvoir une vision paysagère très personnelle.
Une originalité que Bernard Delheure ménage de ses effets et de ses reflets qui jouent avec les formes et les volumes de ses natures mortes, dans une alchimie de couleurs propice à traduire la lumière et ses transparences.

Ainsi cette première exposition parisienne du groupe "Ailleurs" réunit dans un même espace des artistes qui se consacrent au culte de la beauté formelle avec une connivence d'esprit qui manifestement les rapproche du peintre Eugène Fromentin (1820-1876) qui écrivait : "l'art de peindre n'est que l'art d'exprimer l'invisible par le visible".

Thierry SZNYTKA - Arts Actualités Magazine - n°105 - Mai 2000

GALERIE ARIEL SIBONY - 24 place des Vosges - 75003 Paris - du 28 mai au 30 juin 2000




Marie Martinez
Centre Culturel Français de Amman - Jordanie - avril 1996

La facilité, la première impulsion serait de ranger Gosse dans le mouvement hyperréaliste mâtiné d’un certain surréalisme. Illusion, manipulation consciente de l’artiste. Il ne s’y apparente que pour mieux se l’approprier et s’en servir. Il va bien au delà, et, de ses toiles fait jaillir ce qu’il est de toute évidence : le peintre de l’émotion. Il restitue pour nous le sentiment de l’instant, l’état d’âme du moment, ayant gommé toute dureté d’expression. Il nous fait glisser, pour qui se laisse faire, vers l’inconnu, l’insondable, cet univers de liberté et de trouble qu’est le songe.
Par son jeu savant, élaboré de couleurs douces, chaudes et profondes, Gosse fait surgir la lumière dominante dans ses compositions. Prenant possession de l’espace, celle-ci contribue à susciter l’envoûtement étrange que provoque ses œuvres.

 

 



Michel Camiade - Dire Lot - Mai 1995
Photo Pierre Lasvènes

Dans le vieux bourg de Beauregard, une salle de classe claire et spacieuse. Encombrée comme tout atelier, mais richement colorée. Des pots hérissés de pinceaux, des toiles partout, un piano sous le tableau noir. Le peintre c’est Gosse, la musicienne est son épouse violoniste, tous deux apprécient la paix des pierres, la mémoire des dolmens, mille signes furtifs de présence humaine disséminés par les chemins et les taillis de ce causse du Quercy.
Doté d’une belle technique acquise très jeune, puis travaillée à Paris à l’école d’Art "Paul Colin", le jeune artiste assure sa subsistance en réalisant les décors visibles au-dessus des cinémas à Paris sur les grands boulevards, illustre le magazine "Science & Vie" et autres livres pour enfants. Mais l’expérience fondatrice Gosse l’a vécue à l'age de dix sept ans. Recommandé par l’école d’art, il a pu entrer au Louvre en qualité de copiste, passer des mois sur des tableaux mythiques, peindre plusieurs heures par jour pour assimiler la technique des grands maîtres et percer le secret des matières. Complétée par un long passage dans l’atelier-musée de Gustave Moreau, cette formation sur "le tableau" s’est avérée déterminante pour mettre au point la cuisine, l’alchimie picturale, les séchages, intégrer les recettes pour mieux s’en alléger.
Le maître d’école au beau regard - le sien et celui qu’il suscite - a largement essaimé ses œuvres : des expositions personnelles en Normandie, à Paris (Place des Vosges et Maison de l'Europe dans le Marais) d’autres dans le Sud : Moissac, Cordes, Monaco, Toulouse, Montauban, Cahors... Puis Malte et Amman en Jordannie...
"Des toiles, comme des bouts d’âme qui résonnent dans l’espace". De ses débuts, quand il s’ingéniait à pousser le détail et le réel dans leurs derniers retranchements, le peintre a gardé une précision à couper le souffle. Mais celle-ci n’est devenue qu’un moyen au service des thèmes qui courent dans ses tableaux.
Lui qui a passé de longs moments dans les coulisses de théâtres et autres salles de concerts, avec ses amis comédiens, danseurs et musiciens, en a appris un sens aigu de la mise en scène. Des personnages costumés sortent souvent des frondaisons, en quête de leur moitié perdue.
La nature y est luxuriante, cocon protecteur ou inquiétant, tremplin vers de hautes lumières. Images-échos, dont les symboles parlent puissamment au regard. Parlent du temps, obsession et levier du créateur, qui circule d’une œuvre à l’autre, étalon d’expérience, acide creusant les éléments, façonnant leurs charmes subtils. L’artiste aimerait ne pas s’occuper du temps, mais ce dernier ne le lâche pas, obstiné. Magnifié surtout. La femme, la musique, l’arbre, l’eau, la pierre sèche, le temps glisse partout, anoblit les matières, leur accroche des lueurs étranges. Et Gosse l’enchanteur se fait témoin des métamorphoses. Avec une infinie douceur, il touche au plus sensible, souligne l’indicible, ouvre nos murs aveugles sur la fascination. C’est encore plus vrai depuis qu’il s’est attaqué aux peintures murales de grand format, qui laissent libre cours à un imaginaire qui transperce le réel immédiat, le colore d’émotions pures.
Le peintre de Beauregard fait durer les saisons. Celles de ce causse hirsute ont des grâces épineuses, cachées, retranchées. Il faut des antennes hypersensibles pour en capter l’esprit. Celles de ce Gosse là, y décèlent la belle usure du temps et nous la donnent en partage


Un rêve de Gosse
P.M. - La dépêche du Midi - Photo Chantal Longo - octobre 1994

On découvre au Salon d'octobre d'Espace Montauriol, à Montauban, un illustrateur surdoué qui préfère travailler en liberté : Jean-Luc Gosse.
Ses amis sont musiciens ou danseurs et lui même donne l'impression qu'il flotte au dessus de la réalité : Jean-Luc Gosse, Normand, installé depuis une dizaine d'années près de Caylus, ne se départissait pas mardi soir d'une expression polie et étonnée en posant près de son saisissant tableau primé par le Salon d'octobre d'Espace Montauriol : "La couleur de la vérité".
"L'an dernier, Jean Coladon m'a invité à exposer" se souvient-il. L'arrivée de ce nouveau aux cimaises de l'association n'a pas fini d'impressionner... Tant il est difficile de décrocher le regard de ses personnages d'une précision photographique.
Ainsi cette Eve, agenouillée dans une position qui n'a rien encore du repentir, est-elle frémissante de vérité sous le vernis ! Mais Jean-Luc Gosse n'est qu'un voisin des hyperréalistes, car s'il emploie un pinceau photographique, il s'éloigne en revanche de la réalité pour créer des compositions fantasmagoriques... Voyez-vous la main qui se profile derrière Eve, mystérieuse en cette jungle humide ? "C'est la main d'un inconnu, peut-être d'Adam ou de Dieu" consent-il à dire. Formé à Paris, spécialiste de l'illustration longtemps pour le magazine "Sciences & Vie" le peintre se consacre depuis des années au travail en liberté, un travail qui plait aux connaisseurs qui lui passent commande.

 

 


     Jean-Luc Gosse est présent dans L'ANNUAIRE DE L'ART INTERNATIONAL (13eme édition) page 339.

 
    
    Préface

Les coulisses de l'exploit, l'exploit de l'année : réunir dans un même ouvrage l'ensemble de ce qui constituera l'actualité mondiale du marché de l'Art, renouveler le guide de tout ce qui se peint et s'expose, se vend et s'achète, ou se regarde et se découvre comme je viens de le faire au fil des 1336 pages de cette réédition de L'ANNUAIRE DE L'ART INTERNATIONAL, proposé par patrick Sermadiras.
L'idée, remarquable et cependant si simple, de rassembler la famille de la création contemporaine au grand complet (tableaux, peintres, galeries, ateliers, musées, salons, mais aussi experts, critiques d'art, commissaires-priseurs, le tout avec noms adresses à la virgule près) ne pouvait que combler le curieux de beauté que je suis. Si, parmi les maîtres-artistes d'hier, j'ai comme tout amoureux ou amateur moyen appris à reconnaître, admirer - et rarement sous-évaluer - leurs chefs-d'oeuvre du premier coup d'oeil, il m'est beaucoup moins aisé d'aller droit au sublime dans le dédale des tendances d'aujourd'hui. Hormis le cas de "la corde nouée sur une planche de bois", exemple de degré zéro de l'art qui me laisse aussi pantois qu'il fait fulminer mon ami Mac' Avoy, je pouvais selon l'humeur tout aimer ou tout détester de la dernière Biennale, du dernier Salon d'Automne où, comme partout, le meilleur peut côtoyer le pire et, de ce fait même, exaspérer.
Le pire, la corde, la planche, j'en fais l'heureuse constatation, semblent absents dans la palette innombrable des talents recencés dans L'ANNUAIRE DE L'ART INTERNATIONAL, n'aurais-je donc pas si mauvais goût ?
Alors, bien que lourd, bien que destiné également à rendre service aux initiés, ce Guide est mon guide, et je sais déjà les oeuvres, les peintres qu'il me plaira de suivre et de rechercher au gré de mes vagabondages sur les difficiles sentiers de l'art."

Jacques Chancel


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